C’est à l’occasion de la visite d’un centre gériatrique à Dax dans les Landes que Nicolas Sarkozy a annoncé Mardi 31 juillet la mise en place d’une mesure de lutte contre la maladie d’Alzheimer, qui s’ajoute aux plans de lutte contre le cancer et de développement des soins palliatifs en France. Ces grands chantiers du gouvernement en matière de santé seront financés par l’instauration de trois nouvelles franchises médicales.
C’est un constat bouleversant qui a poussé les pouvoirs publics à s’intéresser à cet épineux problème de santé : presque 1 million de français sont aujourd’hui touchés par la maladie d’Alzheimer ou par des troubles apparentés, et 17,8% des plus de 75 ans sont touchés par cette maladie dégénérative. D’ici à 2020, on pourrait compter jusqu’à 300 000 cas supplémentaires, et atteindre les 2 millions en 2040. Le Président, qui a déclaré que « l’honneur d’une société civilisée se trouve dans la manière dont elle considère les personnes âgées », a donc décidé qu’il était temps d’agir.
Ce plan sera officiellement présenté le 21 septembre prochain, mais Nicolas Sarkozy à d’ores et déjà annoncé qu’il s’organiserait autour de trois points principaux : l’accentuation des investissements en matière de recherche afin de déterminer les causes de la maladie et d’être enfin en mesure de développer un traitement, l’amélioration de la prise en charge des malades et des familles (des études sur ce sujet on en effet démontré qu’un bonne prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer retardait son évolution sur plusieurs années), et enfin l’approfondissement de l’aspect éthique de l’annonce du diagnostic au patient. Le Président de la République à également souligné son intérêt pour le développement de « structures pour soulager les proches » : en effet, les familles des patients sont souvent mal encadrées en France, faute de moyens.
Lundi, Arlette Meyrieux, la présidente de l’association France Alzheimer, a rencontré le Premier ministre François Fillon et lui a fait part de ses inquiétudes,déplorant « un retard dans tous les domaines » : les structures d’accueil de jour des malades manquent cruellement, les maisons de retraites ne sont pas aptes à recevoir des malades d’Alzheimer (tant au niveau matériel qu’au niveau de la formation du personnel), et le montant de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) est insuffisant car il ne permet pas aux familles de pouvoir prendre correctement en charge leur malade à domicile.



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